Hypokhâgne / Khâgne

2. Les Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles
2.1. Littéraires : Hypokhâgne / Khâgne
 
2.1.1. Hypokhâgne

Pourquoi une classe préparatoire littéraire ?

Les classes préparatoires littéraires offrent la formation la plus ouverte, la plus efficace et la plus polyvalente pour tous les bacheliers intéressés par la littérature, les langues et/ou les sciences humaines. Elles délivrent un enseignement supérieur dont la vocation pluridisciplinaire assure l’étendue des débouchés. Créées à l'origine pour recruter les élèves des Écoles Normales Supérieures, elles proposent désormais une préparation adéquate à la poursuite des études dans des écoles de sciences politiques, management, journalisme, communication ou traduction. Elles garantissent aussi, pour les élèves qui souhaitent rejoindre l'université après l'hypokhâgne ou la khâgne, des parcours d'étudiants solide

Une classe préparatoire « Nouvelle génération »

Depuis 2010, le lycée Gustave Monod a établi un partenariat avec l'Université Paris 13 pour ses classes d'hypokhâgne et de khâgne. Ce dispositif pionnier combine le meilleur des deux systèmes de l'enseignement supérieur :

  • La poursuite des études dans plusieurs disciplines, l'importance du nombre d'heures de cours hebdomadaires, la rigueur de l'encadrement par les professeurs (fréquence des devoirs sur table, pratique de l'interrogation orale individuelle en dehors des heures de cours) qui caractérisent les classes préparatoires ;
  • Une partie des cours dispensés par des enseignants universitaires, au plus près des avancées de la recherche.

Les résultats témoignent de la réussite de ce dispositif : en 2012, L'Étudiant a classé Gustave Monod/Paris 13 au 14e rang des khâgnes en France. En juillet 2012, l'une de nos étudiantes était reçue dans la très prestigieuse École Normale Supérieure de Lyon, d'autres au CELSA, dans des IEP, etc. 

De bonnes conditions de travail

Les cours ont lieu sur deux sites (Enghien / Villetaneuse) ce qui rompt la monotonie de la semaine. Les étudiants peuvent ainsi profiter de la convivialité d'un lycée situé dans un parc au bord de l'eau, mais aussi de la richesse du fonds documentaire de la Bibliothèque universitaire, sans commune mesure avec celui d'un CDI de lycée.

Des équipes attentives au parcours de chaque élève

Les effectifs raisonnables de la classe (entre 25 et 35 élèves) permettent un suivi pédagogique étroit de la part des professeurs, soucieux de préparer, non seulement aux concours les plus prestigieux, mais aussi à des filières moins élitistes. Pour les élèves qui peineraient à s’adapter au rythme de l’hypokhâgne, le rapprochement avec l'université est gage de sécurité car ils peuvent, s’ils le désirent, rejoindre en cours d’année une formation de L1 de l’Université de Paris 13, sans perte de temps.

Une préparation inédite aux concours des Instituts d'Études Politiques

Pour ceux qui souhaitent présenter les concours des IEP à bac+1, un enseignement supplémentaire de 4 heures est dispensé par l'Université Paris 13.

Les objectifs généraux

Conformément au principe d’interdisciplinarité, les enseignements dans chaque discipline dispensent une formation générale qui ne préjuge pas des parcours ultérieurs des étudiants. Les objectifs s’articulent autour de principes que les élèves mettront en œuvre tout au long de leurs études :

 

  • Assurer aux étudiants une culture générale qui ne soit pas réservée à des spécialistes ;
  • travailler les liens entre les disciplines ;
  • acquérir des méthodes de travail associant rigueur, réflexion et autonomie ;
  •            lire des textes de référence ;
  • approfondir les méthodes de l’expression écrite ;
  •       travailler et améliorer l’expression orale ;
  • mener des recherches personnelles et collectives en exerçant son esprit critique.

Ces principes supposent que l’on stimule chez les étudiants la curiosité intellectuelle et le plaisir de la découverte.

Accès à la CPGE Hypokhâgne

La classe d’hypokhâgne (dite « Lettres Supérieures ») s’adresse aux élèves motivés et travailleurs, bacheliers des séries L, ES ou S (Procédure Admin Post Bac)  possédant un bon niveau dans les matières littéraires : français, philosophie, histoire, géographie, langues vivantes. Elle ne réclame pas obligatoirement l’excellence, mais exige qu'aucune  de ces matières n'ait été négligée au cours des années de lycée. Elle suppose une curiosité intellectuelle ainsi qu’une capacité et un rythme de travail sans commune mesure avec ceux requis dans l’enseignement secondaire.  Outre la présence à tous les cours, elle requiert un travail personnel régulier et approfondi.

Les débouchés après une CPGE Hypokhâgne

Au terme de l’année d’hypokhâgne, après décision du Conseil de classe et au vu des résultats de l’année, les meilleurs élèves sont admis en « Première Supérieure » (deuxième année de classe préparatoire appelée « Khâgne ») pour la préparation au concours dit « BEL » (Banque d'Epreuves de Lettres des Écoles normales supérieures), qui donne accès :

  • À l'une des deux Écoles Normales Supérieures : ENS-LSH (Lyon) et ENS-Ulm (Paris)
  • A des écoles de management, 25 écoles regroupées dans une Banque commune d'épreuves (BCE), parmi lesquelles AUDENCIA, EDHEC, ESSEC, HEC, et les ESC de province ; les 6 rassemblées dans le concours ECRICOME, l'ISMaPP
  • Des Instituts d'études politiques (Aix, Lille, Lyon, Rennes et Toulouse), pour une entrée en master
  • Le CELSA (Journalisme ou communication) pour une entrée en L3 ou en master
  • L'ESIT ou l'ISIT (Interprétariat et traduction) pour une entrée en L3 ou en master

Les élèves peuvent également présenter, dès la fin de l'hypokhâgne, les concours d’entrée dans les Instituts d’Etudes Politiques accessibles à Bac + 1, soit l’ensemble des « Sciences-Po » de province : Aix, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg, Toulouse.

S’offre aussi la possibilité de présenter des concours du type «Sésame».

Tout élève qui a fait preuve d’assiduité et obtenu des résultats convenables obtient une équivalence de la première année de licence (L1) dans une des disciplines enseignées, soit à Paris 13, soit dans une autre université parisienne. Il peut donc s’inscrire en L2 dans la discipline correspondante.

2.1.2. Khâgne

Pourquoi poursuivre ses études en khâgne ?

Depuis 2011, l'élargissement du concours dit BEL (Banque d'épreuves de Lettres) ouvre un accès direct, non plus seulement aux très sélectives Écoles Normales Supérieures, mais aussi  aux écoles de commerce et de management, de sciences politiques, de communication, de journalisme et de traduction. Ce dispositif, qui pourrait être étendu dès 2012 à d'autres écoles, augmente considérablement les chances d'intégrer, à l'issue de la khâgne, une grande école plus ou moins prestigieuse, selon son choix et son classement.

La khâgne garantit également, pour les élèves qui souhaitent rejoindre l'université, et notamment pour celles et ceux qui se destinent au métier d'enseignant, un solide parcours d'étudiant.

Filière et spécialités

Contrairement à la première année, marquée par le caractère généraliste des enseignements, l’année de khâgne, consacrée avant tout à la préparation des épreuves du concours dit « BEL » est ordonnée par un programme fixé à l’échelle nationale et qui change chaque année.

Si le Conseil de classe de votre hypokhâgne vous autorise à passer en khâgne :

  • Vous devez choisir une filière (khâgne-lsh/Lyon ou khâgne-Ulm/Paris), la principale différence demeurant la langue ancienne : pour entrer en khâgne-lsh, conserver votre (ou vos) langue(s) ancienne(s) n'est pas indispensable.
  • Vous devez choisir un enseignement de spécialité (en complément des enseignements de tronc commun) parmi les disciplines suivantes : lettres modernes, lettres classiques, histoire-géographie, philosophie, anglais, allemand, espagnol

 Nos établissements proposent une khâgne-lsh et trois enseignements de spécialités à savoir :

  • Lettres modernes,
  • Histoire-Géographie,
  • Espagnol,

Les enseignements de la khâgne sont répartis entre les deux sites d'Enghien (à raison de trois journées hebdomadaires) et de Villetaneuse (deux journées).

Les débouchés après une CPGE khâgne

Le concours dit « BEL » (Banque d'Epreuves de Lettres des Écoles normales supérieures) donne accès :

  • À l'ENS-lsh (Lyon)
  • Aux écoles partenaires de la BEL,
  • Des Instituts d'études politiques (Aix, Lille, Lyon, Rennes et Toulouse), pour une entrée en master (sous réserve de l'obtention ultérieure d'une L3)
  • Le CELSA (Journalisme ou communication) pour une entrée en L3 ou master (sous réserve de l'obtention ultérieure d'une L3)
  • L'ESIT ou l'ISIT (Interprétariat et traduction) pour une entrée en L3 ou master (sous réserve de l'obtention ultérieure d'une L3)

Tout élève qui a fait preuve d’assiduité et obtenu des résultats convenables obtient une équivalence de la deuxième année de licence (L2) dans sa discipline de spécialité. Cette équivalence lui permet de poursuivre ses études à l'université en troisième année de licence, soit à Paris 13.

En cas d’échec aux concours, les étudiant(e)s peuvent solliciter le redoublement de la deuxième année (sous réserve d’assiduité aux cours et de résultats honorables).